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Chapitre 0 : Prologue

« Mesdames et Messieurs, veuillez nous excuser pour ce petit contre temps, le train en direction de Tomoeda repart tout de suite. »

– Raahh, mon premier jour au lycée et je suis déjà en retard, dit une jeune fille qui était assise dans le train.

Elle regardait le paysage qui défilait par la fenêtre. Ca faisait longtemps qu’elle n’était pas passée par ici, et malgré tout, rien n’avait changé. Elle paraissait mélancolique. Peut-être avait-elle peur de revoir cette ville qu’elle avait quittée il y a quelques années. Ses amis étaient-ils toujours là ? En tout cas, elle savait que quelqu’un l’attendait à la gare de Tomoeda. Elle se leva pour attraper son sac, fouilla à l’intérieur pour en prendre une enveloppe, puis reposa son sac et se rassit. Elle ouvrit l’enveloppe et en sortit une lettre. Même à l’ère d’internet et de la diversité de moyens de communication disponibles, elle continuait à recevoir des lettres.

Chère Sakura,

Si tu savais comme je suis contente de te revoir enfin. J’ai l’impression que ça fait une éternité que nous nous sommes vues. J’ai plein de choses à te raconter, mais cette fois je ne te mettrai pas tout ça par écrit, j’attendrai que tu sois rentrée. Et en plus, nous serons dans le même lycée. Nous pourrons nous voir chaque jour. Nous avons tellement de moments à rattraper toutes les deux.

J’ai hâte aussi de rencontrer Azusa. Tu m’en as tellement parlé que j’ai l’impression que ce qui me rend plus heureuse, ce n’est pas de te voir, mais de faire sa connaissance. Mais non, je plaisante. Tu sais bien que tu seras toujours la première dans mon cœur Sakura.

Je t’embrasse très fort dans l’attente de te revoir bientôt.

Je t’aime.

     Tomoyo

En lisant ces dernières lignes, Sakura rougit. Elle n’avait plus 12 ans et savait ce que ces mots représentaient. Tomoyo l’aimait, elle en était amoureuse. Sakura l’aimait aussi, mais d’une manière différente. Tomoyo était sa meilleure amie, et rien d’autre. Et même si elles ne partageaient pas les mêmes sentiments, et que toutes les deux le savaient, cette situation ne les gênait pas plus que ça. On ne peut empêcher quelqu’un d’aimer, et être aimé n’est pas si désagréable que ça. « Au mois, quelqu’un m’aime », pensa Sakura.

Perdue dans ses pensées, elle sentit le train ralentir. Il arrivait en gare.

« Mesdames et Messieurs, le train entre en gare de Tomoeda. »

Sakura sortit du train. Debout sur le quai, elle scruta la foule pour voir si son amie l’avait attendue. Il était 7h55. Etant donné que la rentrée était dans 5 minutes, Tomoyo était sûrement déjà partie de peur d’être en retard.

– Ce n’est pas grave, dit-elle, je vais devoir me débrouiller toute seule.

Elle sortit du hall de la gare et tomba nez à nez avec trois femmes habillées tout en noir, avec des lunettes de soleil.

– Woé ! fit-elle.

– Mademoiselle Kinomoto ? lui demanda une de ces femmes.

– Oui, c’est moi.

– Nous sommes là pour…

– Ca y est, l’entrecoupa Sakura. Je me rappelle où je vous ai déjà vu. Vous êtes les gardes du corps de Tomoyo ?

– Oui, c’est ça.

– Où est-elle alors ?

– Mademoiselle Daidouji a dû partir. Mais elle nous a demandé de vous attendre pour vous mener au lycée.

Sakura, pas très à l’aise avec l’idée de se faire conduire à l’école par des gardes du corps, inventa une excuse peu crédible, mais suffisante à les tenir à l’écart.

– Merci, mais avec la circulation qu’il y a en ville à cette heure-là, je ne pense pas que la voiture soit une bonne idée.

– Vous en êtes sûre ? Vous ne voulez pas que l’on vous emmène ?

– Non, c’est bon. J’ai une meilleure solution.

Elle ouvrit sa valise pour en sortir une paire de rollers qu’elle chaussa en un rien de temps

– Mais si vous pouviez apporter ma valise chez moi ou chez Tomoyo, vous me rendriez un grand service. Merci, à bientôt ! cria-t-elle aux femmes en noir, tout en laissant sa valise sur le trottoir. Et donnez le bonjour à Sonomi si vous la voyez.

Sakura partit comme une flèche. Elle n’habitait plus Tomoeda depuis quelques années, mais elle se souvenait de tous les raccourcis. Si tout se passait bien, il ne lui faudrait que 5 minutes pour arriver. Et comme il était déjà 8h00, elle n’aurait que peu de retard.

8h04 : Elle arriva devant le lycée de Tomoeda. Elle entra dans la cour, puis dans le bâtiment principal. Un planning des rentrées était affiché. Terminale 3. C’était sa classe. Rentrée : mercredi 1er avril, 8h00, salle B205. B205, où est-ce que ça pouvait bien se trouver ? Ah oui, B pour bâtiment B, et 205 pour 5ème salle du deuxième étage.

8h05 : Elle retourna dans la cour. Un homme était en train de sortir des poubelles.

– Excusez-moi Monsieur, l’interpella-t-elle. Pouvez-vous m’indiquer où se trouve le bâtiment B ?

L’homme répondit à sa question d’un signe de la main.

– Merci, dit-elle.

8h06 : Arrivée devant le bâtiment B, elle entra, prête à se ruer dans les escaliers quand elle se rendit compte qu’elle avait toujours ses rollers aux pieds. Elle fit une pause pour les enlever, remit ses chaussures à ses pieds, puis monta les marches quatre à quatre.

8h07 : Sakura se trouvait face à la porte de la salle B205. Elle avait ses patins dans une main, et son sac dans l’autre. Avec son coude, elle appuya sur la poignée pour ouvrir la porte. Le cours avait déjà commencé. Un homme se trouvait derrière le bureau du professeur. Elle entra.

– Mademoiselle Kinomoto ? demanda le professeur.

– Oui, c’est moi. Excusez-moi d’être en retard, j’ai eu un problème de train.

– Le plus important c’est que vous soyez là. Donc maintenant que vous êtes arrivée, nous allons pouvoir commencer.

Sakura referma la porte d’un habile coup de pied, puis s’approcha du professeur qui se tourna vers les élèves.

– Je vous présente votre nouveau professeur de sport, Mademoiselle Kinomoto Sakura. C’est aussi elle qui sera votre professeure principale pour cette année.

– Bonjour, fit Sakura tout en leur faisant signe avec la main qui tenait ses rollers.

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