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Chapitre 3 : Sakura et le repas de famille

Réveil à la maison

Une bonne nuit de sommeil… C’est qu’il fallait à Sakura pour recharger les batteries. Elle avait eu une journée mouvementée. Tout d’abord, elle était rentrée à Tomoeda, mais malheureusement son train avait eu un petit peu de retard, donc elle avait dû se dépêcher pour arriver en cours à l’heure. Ensuite, elle s’était fait « agresser » par un ballon de football. Elle avait aussi revu son amie Tomoyo, ce qui n’est pas vraiment désagréable en soi, mais avec elle, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Et justement, elles étaient tombées en panne de voiture sur le parking du lycée. Et pour couronner le tout, tout le monde à part Tomoyo avait oublié de lui fêter son anniversaire. Donc, après cette journée mouvementée, Sakura avait bien le droit à une bonne nuit de sommeil. La nuit ne fut pas beaucoup mieux. Elle avait rêvé qu’une peluche jaune lui annonçait qu’elle devait capturer des cartes magiques pour éviter la fin du monde.

Et surtout, la nuit fut un peu courte puisqu’à 7h du matin quelque chose venait de sauter sur son lit en criant « Maman !! ».

– Woé ! fit Sakura à peine réveillée. Qu’est-ce qui se passe ? C’est la guerre ?

En fait, c’était seulement Azusa qui avait décidé de venir réveiller sa mère de bon matin.

Elle se glissa sous les draps de Sakura et lui fit un gros bisou sur la joue.

– Alors tu voulais me faire un gros câlin, c’est ça ? C’est gentil, mais tu aurais pu attendre un peu quand même.

– Ben en fait, c’est parce que j’ai faim et que je voulais que tu viennes me faire mes tartines.

– Ah ! répondit Sakura d’un air déçu. Il n’est que 7h, Azusa, tu aurais vraiment pu attendre ! En plus, je suis sûre que ton grand-père est déjà réveillé, tu aurais pu lui demander au lieu de me réveiller.

– Ben non, il n’est pas encore levé. Enfin si, il est levé, mais il n’est plus là. Je crois qu’il est parti faire des courses, ou parti chez tonton, je ne sais plus.

– Et il t’a laissée toute seule ici ?

– Oui, répondit-elle d’un air triste.

– Bon, d’accord, je vais aller te préparer des tartines. Je ne vais quand même pas te laisser mourir de faim.

Sakura se leva péniblement de son lit tout en tenant Azusa dans ses bras.

– Finalement, je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée de te préparer à manger. A mon avis, un bon petit régime ne te ferait pas de mal, dit-elle en reposant sa fille par terre.

Azusa la regarda d’un air furieux.

– Je rigole ! Allez, viens, on y va.

Elles sortirent toutes les deux de la chambre, main dans la main, puis descendirent les escaliers pour enfin arriver devant la cuisine. Et quelle ne fut pas la surprise de Sakura quand elle vit son père attablé en train de prendre son petit déjeuner. Aussitôt, elle pencha la tête vers sa fille sans même entendre que son père la saluait, et sans lui répondre non plus bien évidemment.

– C’est parce qu’en fait je voulais que ça soit toi qui me fasses mes tartines. Je préfère quand c’est toi qui le fais.

– J’ai bien essayé de la raisonner, ajouta Fujitaka, mais elle n’a rien voulu entendre. Je lui ai même proposé de lui tartiner, mais elle n’a pas voulu.

Azusa tira Sakura par les cheveux de manière à la faire se baisser et lui chuchota à l’oreille.

– Et en plus je n’aime pas quand c’est lui qui fait les tartines, il ne sait pas…

Sans rien dire, Sakura s’assit, prit des toasts et le pot de confiture qui étaient posés sur la table et se mit au travail. Après avoir tartiné une bonne douzaine de toasts, elle les donna à Azusa qui resta sans voix devant cette montagne de tartines. Elle se leva et partit en direction de l’étage avec la ferme intention de se recoucher.

– Au fait Sakura, tu aurais quand même pu nous laisser un morceau de gâteau au chocolat. Il en restait plus de la moitié hier soir et là il n’y en a plus une miette.

– Désolée, ce n’est pas moi. Demande à ta petite fille, peut-être qu’elle sait où il est passé.

Pauvre Azusa, alors qu’elle se demandait comment elle allait bien pouvoir faire pour manger toutes ses tartines, elle était maintenant accusée d’avoir mangé la moitié du gâteau à elle toute seule.

– Je n’ai rien fait, dit-elle avec un air de chien battu à son grand-père.

– Peut-être que c’est Toya alors…

Sakura franchit la porte de sa chambre, puis s’écroula ensuite sur son lit après avoir refermé la porte. Elle était allongée en travers, sa tête dépassant du bord, elle vit une assiette qui traînait sous son lit. Une assiette avec des miettes de gâteau au chocolat. « Ce n’est pas possible » pensa-t-elle, « je ne me suis quand même pas relevé en pleine nuit pour manger le gâteau ». Puis elle aperçut une chose toute jaune juste à côté de l’assiette.

– Oh non, ce n’était pas un rêve, cette peluche jaune existe bien réellement, et en plus c’est un glouton.

– Mon nom c’est Kéro, laisse-moi dormir s’il te plait. J’ai trop mangé, il faut que je me repose.

– Tu as raison, moi aussi je suis fatigué.

Allongée sur son lit, elle s’endormit quelques minutes plus tard.

La confrontation

Il faisait sombre, la nuit était tombée sur Tomoeda. Sakura, qui était habillée d’une étrange façon se tenait debout entre deux autres personnes. L’une d’elles était une femme que Sakura semblait connaître, mais elle n’arrivait pas à poser un nom sur ce visage. L’autre était un jeune homme qu’elle ne connaissait pas. A côté d’eux se tenait un animal sauvage tout droit sorti d’un conte fantastique. C’était une sorte de lion au pelage doré.

Face à eux se trouvaient deux autres personnes. Un homme tout de noir vêtu, ainsi qu’une jeune fille qui ne devait avoir que quelques années de moins que Sakura. Elle aussi était habillée en noir et une capuche couvrait sa tête, ce qui empêchait Sakura de voir son visage. L’homme bougeait les lèvres, mais Sakura ne l’entendait pas. En fait elle n’entendait aucun bruit. Et quand elle voulut prendre la parole, aucun son ne sortit non plus de sa bouche. Une sorte de malaise s’empara d’elle. Elle posa ses mains sur sa gorge comme si elle étouffait. Puis le trou noir.

– Sakura, que se passe-t-il ? Réveille-toi Sakura !

Sakura se leva le souffle haletant. Elle regarda autour d’elle et vit qu’elle était à nouveau dans sa chambre. Elle ne l’avait jamais quitté.

– Que s’est-il passé ? demanda-t-elle à Kéro.

– Je ne sais pas, j’étais en train de dormir et je t’ai entendu parler, donc ça m’a réveillé. Et je t’ai vu, on aurait dit que tu étais en train d’étouffer. Tu as voulu parler, mais je n’ai rien compris du tout. Je pense que tu étais en train de rêver.

– C’était donc un rêve. Ca me rassure, c’était vraiment très étrange.

– Dis-moi Sakura, as-tu déjà fait ce rêve auparavant ?

– Non, je ne crois pas, mais pourquoi cette question ?

– Parce que tu es la Card Captor. Tu as de fortes prédispositions à la magie. Tes rêves ne doivent pas être pris à la légère. Il se peut qu’ils soient prémonitoires, ou qu’ils puissent te donner des informations sur les Clow Card. Est-ce que tu te rappelles ce qu’il se passait ?

– Pas vraiment. C’était assez étrange. J’étais avec plusieurs personnes. On aurait dit que deux d’entre eux étaient des ennemis. Et les autres semblaient être de mon côté. Mais je ne me rappelle pas qui c’était. Je suis sûre que j’en connaissais certains, surtout cette femme qui était à côté de moi, mais je n’ai pas réussi à savoir qui cela pouvait bien être. Je voyais ces personnes qui bougeaient les lèvres, mais je n’entendais rien. Et moi non plus je n’arrivais pas à parler. Puis je me suis réveillé.

– Et c’est la première fois que tu fais des rêves étranges comme celui-ci ?

– Je n’y avais jamais prêté attention, mais maintenant que tu me le dis, je crois bien que j’en avais déjà fait. Ce genre de rêves qui paraissent plus vrais que nature.

– Essaie de t’en souvenir avec plus de détail la prochaine fois, ça pourrait être important.

– J’essaierai, répondit-elle.

En retard

Sakura qui était encore à moitié endormie se frotta les yeux pour regarder son réveil.

– Quoi ! Déjà 11h30 ! Ohlala ! On va être en retard. On a rendez-vous à 12h chez Toya.

Elle sauta de son lit et descendit les escaliers à toute vitesse.

– Azusa ! Dépêche-toi, on va être en retard. Azusa ! répéta-t-elle car elle n’entendait aucune réponse de sa part.

Puis elle vit sur la table de la cuisine un petit mot visiblement écrit par son père.

Je suis parti chez Toya avec Azusa.

Retrouve-nous chez lui à midi.

Ne sois pas en retard.

– Oh non ! Ils sont partis sans moi. Je vais être en retard. C’est à l’autre bout de la ville, comment je vais y aller ? Dis-moi Kéro, on ne peut pas faire quelque chose qui pourrait me permettre d’aller plus vite ou d’aller instantanément chez mon frère ?

– Désolé Sakura, les Clow Card font de la magie, pas des miracles. Et en plus tu n’en as encore aucune.

Sakura remonta les escaliers aussi vite qu’elle les avait descendus puis s’enferma dans la salle de bain. Cinq minutes plus tard, elle en ressortit une serviette autour d’elle et une autre sur les cheveux. Elle courut dans sa chambre pour prendre des affaires puis s’enferma à nouveau dans la salle de bain. A travers la porte, on pouvait entendre le bruit d’un sèche-cheveux, qui dura pendant plusieurs longues minutes. D’autant plus qu’elle avait maintenant de longs cheveux qui lui descendait jusque dans le bas du dos.

Il était midi moins dix lorsqu’elle sortit de la salle de bain.

– Tu vas être en retard, surtout si tu y vas à pied. A moins que tu y ailles en roller.

Sakura descendit les escaliers sans même porter attention à Kéro, puis sortit de la maison.

Quelques secondes plus tard, la porte se rouvrit.

– Surtout, tu restes dans ma chambre. Tu ne bouges pas. Compris ?

Une fois dehors, Sakura se dirigea vers la droite de la maison puis ouvrit la porte du garage. Elle s’avança ensuite vers un drap, qui servait à couvrir quelque chose, qu’elle s’empressa d’enlever.

– Héhé, je savais bien qu’elle était toujours là, la moto de mon très cher frère Toya.

Sakura l’enfourcha puis démarra le moteur. Une fois sortie, elle retourna dans le garage pour prendre un casque, referma la porte, puis remonta enfin sur la moto. Elle mit son casque sur la tête puis abaissa la visière.

– C’est parti, dit-elle.

Même pas dix minutes plus tard, Sakura arriva devant l’immeuble où habitait Toya. Elle appuya sur le numéro de l’interphone que son frère lui avait donné. Une voix féminine lui répondit.

– Oui ?

– C’est Sakura, la sœur de Toya.

– D’accord, je t’ouvre, c’est au dernier étage, le quatrième.

– Sakura entra dans le hall puis se dirigea vers l’ascenseur. Il indiquait le quatrième étage. Le même que celui où Sakura devait se rendre. Avant même qu’elle eût appuyé sur le bouton, le compteur diminua. 3, puis 2, 1 et enfin 0. L’ascenseur s’ouvrit. Un garçon qui devait avoir le même âge qu’elle en sortit.

– Bonjour, dit-il.

– Bon… Bonjour, répondit-elle d’un ton hésitant. Elle venait de sentir une drôle d’impression. Comme un déjà-vu. Elle appuya sur le bouton de l’ascenseur avant que celui-ci ne se ferme, puis y entra.

« Etrange, il faudra que j’en parle à Kéro, peut-être à cause des cartes » pensa-t-elle.

Chez Toya

L’ascenseur arriva au quatrième étage.

Elle regarda les noms sur les portes des appartements, mais ne vit aucun Kinomoto. Par contre, figurait un Mizuki.

– On dirait bien que j’avais vu juste.

Elle frappa à la porte. Toya vint lui ouvrir, suivi de près par une femme un peu plus âgée que lui.

– J’en étais sûre, dit Sakura à son frère.

Elle l’embrassa puis se dirigea vers la femme.

– Bonjour professeure Mizuki, dit-elle en inclinant la tête.

– Tu peux m’appeler Kaho, Sakura. Ca fait bien longtemps que je ne suis plus ta professeure. Et en plus, d’après ce que m’a dit ton frère, tu es toi aussi enseignante maintenant. Nous sommes donc au même niveau.

En effet, Kaho Mizuki fut autrefois la professeure de mathématiques de Sakura, mais aussi de Toya. C’est comme ça qu’ils s’étaient rencontrés et étaient tombés amoureux l’un de l’autre, malgré leur différence d’âge. Mais malheureusement, elle avait dû partir pour poursuivre ses études. Elle n’était en effet que stagiaire à cette époque. Mais quelques années plus tard, alors que Sakura n’avait que 10 ans, elle revint à Tomoeda pour y enseigner les mathématiques. Elle reprit alors contact avec Toya. Quand Sakura partit pour l’Europe, ils n’étaient pas encore ensemble, en fait ils étaient seulement bons amis, mais Sakura savait parfaitement qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.

– Mais, dit Toya en regardant le casque que portait Sakura, tu es venue en moto ?

– Oui, avec la tienne. Ca fait peut-être longtemps que tu ne t’en es pas servie, mais elle roule toujours très bien. En fait, c’est parce que j’étais en retard, et comme tout le monde était déjà parti, je devais venir toute seule. Que ça soit à pied ou en roller, je serais arrivé trop tard, donc j’ai pris la moto.

– Et bien c’est loupé, il est 12h02, répondit-il pour la taquiner. Papa et Azusa sont dans le salon.

– Et où est le salon ?

– C’est vrai, tu n’es jamais venue, viens, suis-moi.

Tous trois partirent dans le salon pour rejoindre Fujitaka et sa petite fille. Azusa sauta dans les bras de sa mère quand elle la vit franchir la porte. Tomoyo aussi était présente, et comme à son habitude elle était en train de filmer.

– Ah, salut Tomoyo, je ne savais pas que tu serais là aussi.

– C’est Toya qui m’a proposé hier en me ramenant à la maison. Passer du temps en plus avec ma petite Sakura, je ne pouvais pas refuser.

Au bout d’un moment, ils prirent place à table. D’un côté se trouvait Azusa qui était entre Sakura et Fujitaka. De l’autre Kaho, Toya et Tomoyo. Sakura avait toujours pensé que son père cuisinait bien, mais la cuisine de Kaho était elle aussi très bonne, voire même meilleure. Sakura se permit même de se resservir une nouvelle fois.

– Doucement Sakura, lui dit son frère, tu ne vas pas pouvoir manger le dessert après. En plus, c’est Tomoyo qui l’a fait spécialement pour toi.

– T’inquiètes, il me reste de la place. Tu ne sais pas de quoi je suis capable.

– Oh si, je le sais. Je suis d’ailleurs en train de me demander si le gâteau ne va pas être trop petit.

– Ne t’inquiète pas, Toya, lui répondit Tomoyo avec des étoiles dans les yeux. Je connais l’appétit de Sakura, j’en ai fait suffisamment, il y en aura pour tout le monde !

La fin du repas arriva enfin, Kaho et Toya débarrassèrent leurs invités. Azusa qui voulait montrer qu’elle aussi était une grande fille les aida à apporter quelques couverts et assiettes dans la cuisine.

Alors que Tomoyo sortait son téléphone pour filmer, Azusa revint de la cuisine avec un plat sur laquelle était posé un énorme gâteau, tellement gros qu’elle avait du mal à le porter et avancer correctement. Voulant éviter un désastre, Kaho reprit le plat, et Toya prit Azusa dans ses bras.

Tous en cœur commencèrent à chanter joyeux anniversaire.

Le gâteau était vraiment énorme, il y en avait au moins pour douze personnes. Tomoyo avait dû y mettre tout son cœur, en tout cas elle y avait mis toute son imagination et son excentricité. Le gâteau possédait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et bien plus encore. Un dessin sur le dessus représentait un avion provenant de ce qui semblait être la tour Eiffel, en direction de la tour de Tokyo. Derrière les hublots de l’avion, on pouvait voir deux petites filles, probablement Sakura et Azusa. En dessous était écrit en gros « BON RETOUR MA PETITE SAKURA ». Et bien évidemment, 25 bougies étaient allumées pour célébrer son anniversaire. « Finalement, ils n’avaient pas oublié », pensa Sakura en rougissant.

– Allez, fais un vœu et souffle les bougies Sakura, lui dit son amie tout en filmant.

« Je souhaite, je souhaite… » rien ne venait à l’esprit de Sakura. Pendant longtemps, elle n’avait eu qu’un souhait à l’esprit, mais là, ça ne voulait pas sortir, elle n’arrivait pas à s’en souvenir, comme si elle avait oublié quelqu’un ou quelque chose. A la place, un sentiment de mélancolie s’empara d’elle. La mélancolie laissa alors place à l’angoisse. Alors que sa vision s’assombrissait, elle tomba sur le côté, dans les bras de son père qui s’était levé pour la rattraper.

– Sakura, qu’est-ce que tu as ? lui demanda-t-il.

Tomoyo avait arrêté de filmer, terrifiée de voir sa meilleure amie dans cet état. Azusa pleurait et se débattait pour aller voir sa mère, mais Toya la tenait fermement.

Sakura rouvrit les yeux, des larmes coulaient sur ses joues.

– Je suis désolée, ça doit être l’émotion, mentit-elle. Je suis tellement contente de tous vous revoir, de vous savoir près de moi, je n’étais pas prête à tout ça. Mais maintenant ça va mieux.

« Je souhaite n’être jamais revenue à Tomoeda », pensa-t-elle.

Après avoir repris ses esprits, elle souffla les bougies. Elle souriait à nouveau, de bon cœur cette fois, et regretta d’avoir pu penser un instant ne jamais revenir. Sa place était ici, avec sa famille et ses amis. Les personnes qui comptaient le plus pour elle étaient réunies autour de cette table.

Le gâteau de Tomoyo était très bon, elle en reprit une part qu’elle partagea avec sa fille. Azusa s’était elle aussi régalée. Elle avait encore plein de chocolat sur la bouche, et même sur le nez.

– En fait ce n’est pas un glouton qu’on a dans la famille, mais deux, plaisanta Toya.

Azusa regarda sa mère puis elles se mirent à rire toutes les deux.

La première carte

La journée se finit peu à peu.

Kaho sortit sur le balcon. A l’intérieur, Tomoyo était en train de montrer le film de la journée aux autres invités.

– Tu es donc ici Sakura, je te cherchais justement.

– Oui, je prenais l’air et j’admire le paysage. Je vois que beaucoup de choses ont changé pendant mon absence, mais d’autres sont toujours là. L’empereur pingouin n’a pas bougé par exemple. Je me rappelle qu’on venait souvent y jouer avec Tomoyo. J’y emmènerai Azusa un jour.

– Tu me sembles bien songeuse.

– Oui c’est vrai. Je suis contente d’être à nouveau ici avec ma famille, mais je sens comme une mélancolie au fond de moi. Cette ville c’est plein de souvenirs. Des souvenirs gais, des souvenirs tristes, mais aussi des souvenirs qui me semblent encore un peu flous. Comme si j’avais oublié une partie de mon passé. Cela doit sûrement vous sembler ridicule.

– Pas du tout. Je te comprends parfaitement Sakura.

Elle tenait une enveloppe dans sa main qu’elle tendit à Sakura.

– Bon anniversaire, dit-elle.

– Oh merci, qu’est-ce que c’est ?

– Ouvre là, tu verras bien.

Une carte d’anniversaire était glissée à l’intérieur. On y voyait un ange dire bon anniversaire avec une lune en arrière-plan. Sakura ouvrit la carte. Une autre carte s’y trouvait. Une sorte de carte de tarot.

– J’ai peur de mal comprendre.

– C’est Fly, ta première carte de Clow, Sakura. Si tu l’acceptes, inscris ton nom dessus, et elle sera tienne. Cela signifiera aussi que tu acceptes ton rôle de chasseuse de cartes.

– Mais comment connaissez-vous l’existence de ces cartes ? demanda Sakura d’un air surpris et interrogateur.

– Là n’est pas la question. Les réponses viendront en temps et en heure. Sache seulement que si tu as un problème pour accomplir ta mission, je serai toujours là pour t’aider.

Kaho lui tendit un stylo.

– Inscris ton nom.

Sakura prit le stylo puis écrivit son prénom sur le bas de la carte. Une sorte d’aura jailli de la carte puis vint englober Sakura qui ressentit une force inconnue l’envahir. Le pouvoir de la carte du vol lui appartenait désormais.

– Tout ira bien, Sakura, la rassura Kaho.


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